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vendredi 2 février 2018

Quand une poignée de Français empêchaient la chute de N'Djamena

C'était il y a dix ans tout juste. Une poignée de forces prépositionnées permettaient le maintien du
régime d'Idriss Déby (qui combattit à Massaguet au milieu de ses hommes), pris à partie par un rezzou rebelle parti du Soudan. Ce dernier avait réussi à passer entre les mailles du renseignement français, jusqu'à ce qu'un Transall de l'escadron de transport d'opérations spéciales (ETOS) 3/61 Poitou relocalise le rezzou, et en fournisse les images, en temps réel (un exploit pour l'époque).
Il ne restait plus qu'à une poignée de Français de tenir les fondamentaux, et notamment l'aéroport, la clé de sortie pour les civils, et le point d'entrée pour les renforts. Quelques centaines de Français épars, dont un peloton des Hippocampes du 1er REC qui ne manqua pas de travail, du 2 au 4 février, tirant surtout de la 7,62 mm et quelques obus de 90 mm, tout en étant régulièrement ciblés au RPG. La Sagaie, on le sait, n'a aucune chance en cas d'explosion de la roquette : miraculeusement, le chef du peloton en croisa une... défectueuse. Comme quoi, le mot de Napoléon sur les chanceux a toujours son lot de vérité, quel que soit les champs de bataille et les grades.
Les légionnaires, qui étaient en fin de mandat, tinrent comme d'habitude leur place, leur chef leur ayant rappelé le fondamental ("un légionnaire ne se rend pas"), avec des marsouins du 21e RIMa en tournante dans la capitale, et les renforts de la COMPARA du 3e RPIMa venue à l'époque de Libreville. Il y avait également, on l'a compris dès le début, des forces spéciales françaises (1).
C'est donc tout le système de forces prépositionnées qui joua pleinement son rôle. Une petit cuillère pour éteindre un incendie naissant (estimé à quelques 3000 adversaires, donc largement supérieurs en nombre), plutôt que d'avoir à sortir le gros seau d'eau, une formule chère à l'amiral Bernard Rogel (alors à l'EMA) et qui prenait là toute sa force. Quatre années plus tard, au nord-Mali, la France n'eut pas tout à faire la même approche, et dut décrocher les gros moyens un an plus tard.

(1) le brouillard de la guerre a colporté jusqu'à mes oreilles la fâcheuse posture dans laquelle furent pris quelques FS étrangers déployés dans le cadre de l'Eufor, mais c'est sans doute une distorsion de communication.

Les Sagaie, naturellement pas très protégés contre les tirs, avaient reçu un apport de terre et de grillage pour limiter les effets de tirs RPG. Ici, le canon de 90 mm et la 7,62 mm battent les axes. Photo 1er REC/